Un jeune ou un adulte ?
Beaucoup d'idées circulent. Comme le fait que prendre un lapereau permettrait de tisser un lien plus fort, ou de mieux l'éduquer. Cependant, c'est en fait très loin de la vérité. Tout d'abord, chaque lapin a son caractère propre. Bien sûr, il peut évoluer avec les expériences qu'il vit, comme nous. Mais un lapereau peut très bien être aventurier, solitaire, et ne pas avoir envie d'être caliné toutes les 5min. Au contraire, certains adultes avec parfois un début de vie difficile, peuvent malgré tout être en grande demande d'amour.
Concernant l'éducation, les 6 premiers mois de vie sont les plus difficiles. Jusqu'à la stérilisation, le lapereau peut être sale, avoir des comportements sexuels plutôt génants voire même être territorial et agressif. Plus globalement, durant sa 1ère année, le lapin est dans une période où il expérimente et fait le plus de bêtises.
Dans le cas d'une cohabitation, vous devrez attendre la stérilisation afin d'éviter tout risque de gestation. Cela permet également de commencer les rencontres plus sereinement sans comportements hormonaux. C'est donc plus simple et plus rapide de prendre un adulte déjà stérilisé.
Adopter un adulte, déjà stérilisé et parfois même éduqué, est donc une bien meilleure idée, surtout si l'on est débutant. Le lapin est normalement propre en litière et son caractère est défini. Il n'y a pas de surprises. Si vous adoptez un lapereau, soyez conscient de tout ce que cela implique.
Un mâle ou une femelle ?
Globalement, adopter un mâle ou une femelle ne change pas beaucoup de choses. Les mâles sont parfois réputés plus tranquilles, et les femelles caractérielles. Mais il faut se méfier des généralités, chaque animal est unique. La principale différence se situe au niveau de la stérilisation. Celle de la femelle est primordiale, un peu plus lourde et plus chère que celle du mâle. Pour le reste, les 2 sexes peuvent être tout à fait attachants.
Que choisir ?
Il parait donc censé de marcher au coup de coeur. N'oubliez pas que les lapins sont grégaires. Le mieux reste un couple mâle castré et femelle stérilisée. Plutôt que de choisir, vous pouvez prendre les 2.
Quelle race ?
Là aussi, certaines légendes circulent. Les béliers seraient plus calmes : ma lapine bélier a été la plus aventurière et sauvage de tous mes lapins. Les lapins géants seraient aussi plus tranquilles : un lapereau, même géant, peut être très très actif. Globalement, le caractère n'est pas défini par la race, comme on peut le retrouver chez les chiens. Chez eux, les races ont été travaillées pour une utilité parfois précise : chien de garde, de chasse, de troupeau, etc. Chez les lapins, c'est avant tout une histoire d'esthétique, sans chercher à avoir un caractère spécifique. Cependant, les races viennent aussi avec leurs problèmes de santé :
  • les extra-nains (ou toys, mini-nains etc) : race purement inventée par les animaleries pour désigner les lapins non sevrés. Ces lapins, s'ils survivent seront des nains classiques, voire parfois même plus gros que des nains.
  • les nains : ces lapins sont reproduits pour garder une tête de lapereau une fois devenus adultes. La mâchoire est rétrécie, causant souvent des malocclusions dentaires.
  • les angoras : ils demandent énormément d'entretien. En particulier les angoras anglais et allemands, qui ont été créés dans le but de récupérer leurs poils pour des usages humains. Ils ont besoin de tontes régulières, leur quantité de poils n'étant pas agréable pour eux.
  • les rex : avec leur poil spécifique, ils sont plus sujets aux pododermatites que les autres races.
  • les satins : les croisements, en particulier ceux entre plusieurs satins, occasionnent des malocclusions dentaires chez les lapereaux.
  • les béliers : il n'existe pas à l'état sauvage de lapins avec les oreilles tombantes. Cette race, elle aussi créée par l'homme, peut occasionner des otites. Le conduit auriculaire étant réduit à cause de la forme des oreilles.
Un lapin, sans race particulière, peut être tout aussi attachant et coûter bien moins cher en frais vétérinaires. Réfléchissez bien !
Où adopter ?
  • Les animaleries : qu'elles paraissent correctes ou non, elles se fournissent auprès d'éleveurs qui sont en fait des grossistes. Ce sont des lapins reproduits à la chaine avec des lapines qui font portées sur portées. La plupart du temps, les lapereaux sont séparés de leur mère avant 8 semaines. Or même s'ils mangent seuls, le sevrage complet se fait à 8 semaines afin d'assurer le sevrage psychologique. D'ailleurs, les lapins mangent une nourriture inadaptée : granulés de mauvaise qualité et aucun légume. C'est ce qu'auront les parents toute leur courte vie. Les lapins vendus sont parfois malades, ne sont pas vaccinés, vous n'aurez de manière globale aucun papier avec l'origine du lapin. Il est d'ailleurs très courant que le vendeur se trompe sur le sexe. C'est là où la visite chez le vétérinaire peut être une grosse surprise : Panpan est une fille ! Il est courant de croiser des gens qui pensent sauver un lapin en l'achetant en animalerie. C'est là un cercle vicieux : plus les gens achètent des lapins, et plus l'animalerie recommande des lapereaux au grossiste. Le système s'enrichit, et les lapereaux exposés en vitrine sont de plus en plus nombreux.
    Photos du haut : grossiste fournissant les animaleries et ayant de plus en plus d'animaux grâce aux acheteurs.

  • Les élevages : ils ont une meilleure réputation que les animaleries. Mais attention ! Malheureusement, la grosse majorité des éleveurs de lapins ne fait pas les choses bien. Un éleveur passionné, dépensera de l'argent avec ses portées, mais n'en gagnera pas. Or beaucoup d'éleveurs veulent rentabiliser les reproductions, et font donc des choix en conséquences. Un bon éleveur doit bien nourrir les reproducteurs ainsi que les lapereaux, comme expliqué dans la partie alimentation. Il doit vacciner ses lapins tous les ans, ainsi que les lapereaux dès 5 semaines. Bien entendu, il doit respecter le sevrage de 8 semaines, et ne jamais céder un lapin avant. Les reproducteurs doivent faire peu de portées, puis être mis à la retraite. Les femelles étant stérilisées pour leur éviter de développer une tumeur de l'utérus. Evidemment les installations doivent être correctes. Les mini-clapiers toute la journée, c'est tellement triste ! Certains éleveurs font des erreurs, ne sachant même pas l'alimentation réelle d'un lapin. Comment faire des croisements sans danger, en faisant de la reproduction avec des races pouvant être porteuses de maladies génétiques, alors que l'éleveur ne sait même pas que le pain est nocif par exemple ? Acheter un animal chez ce type d'éleveur, c'est aussi cautionner ce qu'il fait et l'encourager à continuer. De plus, le lapereau ne sera pas forcément sociabilisé : beaucoup vivent dans un clapier extérieur avec leur mère : ils ne sont pas habitués à la vie de famille.

  • Les associations : elles récupèrent des lapins abandonnés ou risquant la mort, mâles et femelles, de tout âge, de toutes races, qui sont donc nés dans l'une des autres catégories. Mais il y a d'énormes différences : une bonne association vaccinera et stérilisera le lapin. Tous ses soucis de santé (s'il en a) vous seront révélés. Bref il sera mis en règle, vous n'aurez pas de surprise. Il sera également habitué à une bonne alimentation et éduqué. Les bénévoles pourront vous décrire son caractère. Lorsque vous adoptez en association, vous sauvez 2 lapins : celui que vous adoptez bien sûr, mais aussi celui qui pourra être pris en charge vu que vous libérez une place. Le don que vous ferez servira à sauver d'autres lapins et non à en reproduire. C'est un investissement bien différent : il s'agit là d'un vrai sauvetage.
    Photo du bas : lapin sauvé de laboratoire, en famille d'accueil au sein de l'association White Rabbit.

  • Les particuliers : ils sont divisés en 3 catégories : les particuliers qui s'improvisent éleveurs et qui sont à éviter absolument. Ils pensent que la reproduction est un jeu, alors qu'ils n'ont souvent pas les bases pour s'occuper d'un seul lapin. Il y a aussi les portées surprises : attention que ce soit une vraie surprise. Le mâle et la femelle non stérilisés et vivant ensemble, on ne peut pas qualifier la portée qui en découle comme une surprise. Dans ce cas, n'encouragez pas ces pratiques non plus. Enfin, il y a les abandons, encore trop nombreux malheureusement. Il peut donc s'agir d'un sauvetage, sauf que vous aurez tout le travail que fait une association à faire vous-même. Le check-up santé, la stérilisation et la vaccination si ce n'est pas fait... La mise en règle de l'alimentation, l'éducation, la sociabilisation. Bref, ce genre de sauvetage n'est pas aisé si vous êtes débutant.

Que faire ?
N'achetez pas votre lapin en animalerie. Vous financerez le système et en serez donc complice. Il existe bien d'autres manières, réellement efficaces pour sauver des lapins : les associations et refuges. Dans tous les cas, n'oubliez pas que l'argent reste ce qui fait tourner le monde. Et que payer quelqu'un qui reproduit des lapins sans éthique n'aura pas les mêmes conséquences qu'un don qui sauvera d'autres lapins. L'état ne surveille pas suffisamment l'élevage des lapins, en attendant c'est donc l'acheteur qui a un pouvoir énorme !

« Quand on pense qu’il suffirait que les gens n’achètent plus pour que ça ne se vende pas ! » Coluche
Beaucoup d'idées circulent. Comme le fait que prendre un lapereau permettrait de tisser un lien plus fort, ou de mieux l'éduquer. Cependant, c'est en fait très loin de la vérité.

Tout d'abord, chaque lapin a son caractère propre. Bien sûr, il peut évoluer avec les expériences qu'il vit, comme nous. Mais un lapereau peut très bien être aventurier, solitaire, et ne pas avoir envie d'être caliné toutes les 5min.

Au contraire, certains adultes avec parfois un début de vie difficile, peuvent malgré tout être en grande demande d'amour.
Concernant l'éducation, les 6 premiers mois de vie sont les plus difficiles. Jusqu'à la stérilisation, le lapereau peut être sale, avoir des comportements sexuels plutôt génants voire même être territorial et agressif. Plus globalement, durant sa 1ère année, le lapin est dans une période où il expérimente et fait le plus de bêtises.

Dans le cas d'une cohabitation, vous devrez attendre la stérilisation afin d'éviter tout risque de gestation. Cela permet également de commencer les rencontres plus sereinement sans comportements hormonaux. C'est donc plus simple et plus rapide de prendre un adulte déjà stérilisé.

Adopter un adulte, déjà stérilisé et parfois même éduqué, est donc une bien meilleure idée, surtout si l'on est débutant. Le lapin est normalement propre en litière et son caractère est défini. Il n'y a pas de surprises. Si vous adoptez un lapereau, soyez conscient de tout ce que cela implique.

Globalement, adopter un mâle ou une femelle ne change pas beaucoup de choses. Les mâles sont parfois réputés plus tranquilles, et les femelles caractérielles. Mais il faut se méfier des généralités, chaque animal est unique.

La principale différence se situe au niveau de la stérilisation. Celle de la femelle est primordiale, un peu plus lourde et plus chère que celle du mâle. Pour le reste, les 2 sexes peuvent être tout à fait attachants.

Que choisir ?
Il parait donc censé de marcher au coup de coeur. N'oubliez pas que les lapins sont grégaires. Le mieux reste un couple mâle castré et femelle stérilisée. Plutôt que de choisir, vous pouvez prendre les 2.
Là aussi, certaines légendes circulent. Les béliers seraient plus calmes : ma lapine bélier a été la plus aventurière et sauvage de tous mes lapins. Les lapins géants seraient aussi plus tranquilles : un lapereau, même géant, peut être très très actif.

Globalement, le caractère n'est pas défini par la race, comme on peut le retrouver chez les chiens. Chez eux, les races ont été travaillées pour une utilité parfois précise : chien de garde, de chasse, de troupeau, etc.

Chez les lapins, c'est avant tout une histoire d'esthétique, sans chercher à avoir un caractère spécifique.

Cependant, les races viennent aussi avec leurs problèmes de santé :

  • les extra-nains (ou toys, mini-nains etc) : race purement inventée par les animaleries pour désigner les lapins non sevrés. Ces lapins, s'ils survivent seront des nains classiques, voire parfois même plus gros que des nains.

  • les nains : ces lapins sont reproduits pour garder une tête de lapereau une fois devenus adultes. La mâchoire est rétrécie, causant souvent des malocclusions dentaires.

  • les angoras : ils demandent énormément d'entretien. En particulier les angoras anglais et allemands, qui ont été créés dans le but de récupérer leurs poils pour des usages humains. Ils ont besoin de tontes régulières, leur quantité de poils n'étant pas agréable pour eux.

  • les rex : avec leur poil spécifique, ils sont plus sujets aux pododermatites que les autres races.

  • les satins : les croisements, en particulier ceux entre plusieurs satins, occasionnent des malocclusions dentaires chez les lapereaux.

  • les béliers : il n'existe pas à l'état sauvage de lapins avec les oreilles tombantes. Cette race, elle aussi créée par l'homme, peut occasionner des otites. Le conduit auriculaire étant réduit à cause de la forme des oreilles.

Un lapin, sans race particulière, peut être tout aussi attachant et coûter bien moins cher en frais vétérinaires. Réfléchissez bien !
  • Les animaleries : qu'elles paraissent correctes ou non, elles se fournissent auprès d'éleveurs qui sont en fait des grossistes. Ce sont des lapins reproduits à la chaine avec des lapines qui font portées sur portées.

    La plupart du temps, les lapereaux sont séparés de leur mère avant 8 semaines. Or même s'ils mangent seuls, le sevrage complet se fait à 8 semaines afin d'assurer le sevrage psychologique.

    D'ailleurs, les lapins mangent une nourriture inadaptée : granulés de mauvaise qualité et aucun légume. C'est ce qu'auront les parents toute leur courte vie.

    Les lapins vendus sont parfois malades, ne sont pas vaccinés, vous n'aurez de manière globale aucun papier avec l'origine du lapin. Il est d'ailleurs très courant que le vendeur se trompe sur le sexe. C'est là où la visite chez le vétérinaire peut être une grosse surprise : Panpan est une fille !

    Il est courant de croiser des gens qui pensent sauver un lapin en l'achetant en animalerie. C'est là un cercle vicieux : plus les gens achètent des lapins, et plus l'animalerie recommande des lapereaux au grossiste. Le système s'enrichit, et les lapereaux exposés en vitrine sont de plus en plus nombreux.

    Photos du haut : grossiste fournissant les animaleries et ayant de plus en plus d'animaux grâce aux acheteurs.

  • Les élevages : ils ont une meilleure réputation que les animaleries. Mais attention ! Malheureusement, la grosse majorité des éleveurs de lapins ne fait pas les choses bien.

    Un éleveur passionné, dépensera de l'argent avec ses portées, mais n'en gagnera pas. Or beaucoup d'éleveurs veulent rentabiliser les reproductions, et font donc des choix en conséquences.

    Un bon éleveur doit bien nourrir les reproducteurs ainsi que les lapereaux, comme expliqué dans la partie alimentation. Il doit vacciner ses lapins tous les ans, ainsi que les lapereaux dès 5 semaines. Bien entendu, il doit respecter le sevrage de 8 semaines, et ne jamais céder un lapin avant.

    Les reproducteurs doivent faire peu de portées, puis être mis à la retraite. Les femelles étant stérilisées pour leur éviter de développer une tumeur de l'utérus.

    Evidemment les installations doivent être correctes. Les mini-clapiers toute la journée, c'est tellement triste !

    Certains éleveurs font des erreurs, ne sachant même pas l'alimentation réelle d'un lapin. Comment faire des croisements sans danger, en faisant de la reproduction avec des races pouvant être porteuses de maladies génétiques, alors que l'éleveur ne sait même pas que le pain est nocif par exemple ?

    Acheter un animal chez ce type d'éleveur, c'est aussi cautionner ce qu'il fait et l'encourager à continuer. De plus, le lapereau ne sera pas forcément sociabilisé : beaucoup vivent dans un clapier extérieur avec leur mère : ils ne sont pas habitués à la vie de famille.

  • Les associations : elles récupèrent des lapins abandonnés ou risquant la mort, mâles et femelles, de tout âge, de toutes races, qui sont donc nés dans l'une des autres catégories.

    Mais il y a d'énormes différences : une bonne association vaccinera et stérilisera le lapin. Tous ses soucis de santé (s'il en a) vous seront révélés. Bref il sera mis en règle, vous n'aurez pas de surprise.

    Il sera également habitué à une bonne alimentation et éduqué. Les bénévoles pourront vous décrire son caractère.

    Lorsque vous adoptez en association, vous sauvez 2 lapins : celui que vous adoptez bien sûr, mais aussi celui qui pourra être pris en charge car vous libérez une place. Le don que vous ferez servira à sauver d'autres lapins et non à en reproduire. C'est un investissement bien différent : il s'agit là d'un vrai sauvetage.

    Photo du bas : lapin sauvé de laboratoire, en famille d'accueil au sein de l'association White Rabbit.

  • Les particuliers : ils sont divisés en 3 catégories

    1) les particuliers qui s'improvisent éleveurs et qui sont à éviter absolument. Ils pensent que la reproduction est un jeu, alors qu'ils n'ont souvent pas les bases pour s'occuper d'un seul lapin.

    2) Il y a aussi les portées surprises : attention que ce soit une vraie surprise. Le mâle et la femelle non stérilisés et vivant ensemble, on ne peut pas qualifier la portée qui en découle comme une surprise. Dans ce cas, n'encouragez pas ces pratiques non plus.

    3) Enfin, il y a les abandons, encore trop nombreux malheureusement. Il peut donc s'agir d'un sauvetage, sauf que vous aurez tout le travail que fait une association à faire vous-même. Le check-up santé, la stérilisation et la vaccination si ce n'est pas fait... La mise en règle de l'alimentation, l'éducation, la sociabilisation. Bref, ce genre de sauvetage n'est pas aisé si vous êtes débutant.

Que faire ?
N'achetez pas votre lapin en animalerie. Vous financerez le système et en serez donc complice. Il existe bien d'autres manières, réellement efficaces pour sauver des lapins : les associations et refuges. Dans tous les cas, n'oubliez pas que l'argent reste ce qui fait tourner le monde. Et que payer quelqu'un qui reproduit des lapins sans éthique n'aura pas les mêmes conséquences qu'un don qui sauvera d'autres lapins. L'état ne surveille pas suffisamment l'élevage des lapins, en attendant c'est donc l'acheteur qui a un pouvoir énorme !

« Quand on pense qu’il suffirait que les gens n’achètent plus pour que ça ne se vende pas ! » Coluche